|
Introduction
Le bilan de sécurité note une légère augmentation des infractions de 2,34% (25.913 faits en
2006 par rapport à 25.321 en 2005). D’autre part, il faut noter que le taux de criminalité sur
100.000 habitants est resté quasiment stable de 5.565 faits sur 100.000 habitants en 2005 à
5.639 (+1,33%) en 2006.
On note une augmentation des cambriolages par rapport à l’année précédente, qui se situait à
un niveau exceptionnellement bas.
La petite violence continue son évolution linéaire, mais une fois de plus, grâce au travail de
prévention et aux enquêtes bien menées, le Grand-Duché a été épargné par la grande
criminalité violente.
Il n’y a pas eu de hold up contre un institut bancaire ni contre un fourgon. Les braquages
contre commerces et stations service régressent sensiblement et évoluent à un niveau très bas.
Une vingtaine de grandes opérations contre le trafic des stupéfiants a été menée à bien,
permettant de nombreuses arrestations et des saisies importantes.
En général, la Police a opéré quelques 487 arrestations judiciaires pour cette année ce qui
témoigne d’une intervention rapide et efficace.
Point de vue opérationnel, les grands événements n’ont pas manqué :
un incendie d’envergure au Centre Pénitentiaire de Luxembourg, où la sécurité a pu être
garantie en dépit de la situation très critique, deux accidents ferroviaires majeurs, une
manifestation estudiantine qui s’est finalement déroulée calmement grâce à la maîtrise et à la
retenue des forces de Police et, comme tous les ans, des événements sportifs majeurs, en
l’occurrence le Tour de France, les championnats du monde de football et le marathon ING.
Le bilan au niveau de la circulation routière est excellent. L’action préventive et répressive de
la Police, dont quelques 23.000 contrôles sur le terrain, a sans aucun doute contribué à la
baisse sensible du nombre de tués de la route, domaine dans lequel le Luxembourg a réalisé
son meilleur résultat depuis l’après-guerre.
En 2006, la Police a donc fait son travail, selon sa devise « Aktiv fir méi Sëcherheet ».
Les statistiques policières
Depuis l’année 2000, année de la réorganisation des forces de l’ordre, les
statistiques policières sont exploitées automatiquement en utilisant un outil informatique
d’analyse de données et depuis 2002 les affaires du Service de Police Judiciaire y figurent
intégralement.
Les statistiques pour l’année 2006 comprennent donc les données de tous les services
opérationnels de la police et représentent l’activité policière dans les domaines de la
délinquance.
Depuis la réorganisation des forces de l'ordre en 2000 les chiffres en matière de circulation
routière (délits de fuite; ivresse au volant et refus alcotest) ne figurent plus dans le chapitre « La délinquance », mais sont repris dans celui de « La circulation routière ». En outre les années 2000 et 2001 ne comprennent pas les affaires du Service de Police Judiciaire.
 |
Pour en savoir plus ... |
 |
|